
Centre Biblique de Saint-Quentin
Renseignements pratiques
51 rue Georges Pompidou
Date de naissance : février 2003
Nos activités
- Culte : dimanche à 10 h 00 avec garderie et enseignement biblique pour les enfants
- Soutien du commerce équitable : présence sur le village de Noël de la ville
- Rédaction du bulletin trimestriel de réflexion Grain de Sel
- Activité jeunesse : un samedi par mois
- Petit site internet : Centre Biblique
La région Picardie
La région Picardie est composée de 3 départements : l'Aisne, la Somme et l'Oise. Les principales villes de la Picardie sont Amiens (capitale régionale), Saint-Quentin, Beauvais, Compiègne, Laon, Abbeville, Senlis, Soissons, Chateau-Thierry. 14e région de France par sa taille, la population de Picardie s'élevait à 1 875 000 personnes au 1er janvier 2004. La Picardie est une région au climat océanique tempéré (70 kilomètres de côtes), qui devient plus continental en allant vers l'est. La spécificité de ce climat est l'humidité. Deux importantes rivières, l'Aisne, l'Oise, ainsi qu'un fleuve, la Somme, donnent leur nom aux trois départements de la région. Plus de 700 km de voies navigables et 1 200 km de rivières sillonnent la région. Forte de 2 292 communes, la Picardie a conservé un territoire très rural dominé à 70 % par les surfaces agricoles utiles. Les boisements couvrent 17 % de la région. Les 11 % restant correspondent aux zones urbanisées.
Données historiques
Éternelle zone de passage, à la fois proche de la capitale et région frontière jusqu’en 1659, l’histoire de la Picardie est étroitement liée au destin de la France. Terre de rois, elle a subi les invasions des Romains, des Huns, des Francs, des Normands et des Flamands. La région a enduré les guerres de Cent Ans (1337-1435), de Religion (1562-1598), de Trente Ans (1618-1648), et fut le théâtre de combats décisifs durant la Grande Guerre.
Au temps de la pré-réforme de nombreuses personnalités picardes marquèrent les esprits. Il y eut d'abord Lefebvre d'Etaples, professeur à la Sorbonne qui, avant Luther, enseignait la suffisance de la Bible et la justification par la foi. Ce père de la Réforme française, qui bénéficiait de la protection de la soeur du roi, Marguerite de Navarre, traduisit également l'Ancien et le Nouveau Testament en français. Il eut entre autres comme élève Guillaume Farel qui, le 1er, introduisit la Réforme à Genève.
Une autre personnalité picarde de poids dans le mouvement de la Réforme est, bien sûr, Jean Calvin (dont le musée se trouve à Noyon, sa ville natale). Gagné aux idées de l'Evangile par son cousin Olivétan, il devra aussi quitter la France pour Bale, puis Genève où Farel lui laissera bientôt la 1ère place dans l'église nouvelle.
Berceau de la Réforme, la Picardie fut aussi celui de la contre-réforme. C'est en effet là que le duc de Guise, ville située à 30 km de Saint-Quentin, et Charles IX, chanoine de Saint-Quentin, s'uniront pour ordonner ensemble le 24 août 1572 le massacre de la nuit de la Saint-Barthélémy.
Saint-Quentin
Sous-préfecture de l'Aisne et 2e ville de Picardie, Saint-Quentin compte 60 000 habitants environ. La ville doit son nom à Quentin, fils de Zénon, sénateur romain. Apôtre du christianisme, il mourut martyr en l'an 302 à Amiens. 150 ans plus tard, une légende rapporte qu'une dame romaine nommée Eusébie rechercha le corps du martyr jeté dans la Somme. Après avoir prié, elle vit les restes du saint ressortir miraculeusement de l'eau. Elle les prit et les ensevelit au sommet d'une petite colline. C'est là que sera érigée, plus tard, la basilique qui porte son nom et conserve en son sein deux de ses reliques : une main et le haut de son crâne.
Un 2e Quentin contribue à la renommée de la ville : le pastelliste Maurice Quentin de la Tour, portraitiste officiel du roi Louis XV et figure emblématique de notre ancien billet de 50 francs. Une collection des œuvres du peintre est visible au musée Antoine Lécuyer de la ville.
Une bataille célèbre eut lieu à Saint-Quentin en 1557. Le 10 août, l'armée française du roi Henry II fut écrasée par l'armée espagnole sur le plateau d'Essigny-le-Grand. La route de Paris était ouverte à l'envahisseur. Sous la conduite d'un héros, l'Amiral Gaspard de Coligny, chef des protestants, une troupe de 500 hommes armées pénétra dans Saint-Quentin pour s'opposer à la marche conquérante espagnole. Avec l'aide des habitants, la troupe de Coligny résista 17 jours et 17 nuits aux 70 000 assaillants. La ville fut prise dans le sang et livrée aux flammes. Coligny fut fait prisonnier emmené en Belgique. Mais le royaume de France fut sauvé par cette belle résistance qui donna au roi le temps nécessaire pour reconstituer une armée. Coligny rentrera en France en avril 1559. Il mourra assassiné et massacré par le duc de Guise, le dimanche 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélémy. Un monument à l'entrée la ville, offert par les espagnols en dédommagement, rappelle cet épisode sanglant et héroïque de l'histoire de la ville.
Sur le plan économique, Saint-Quentin a longtemps été marqué par un taux de chômage élevé. Depuis une dizaine d'années, une nouvelle dynamique a permis à la ville de se relever et d'innover. En 1997, Saint-Quentin a reçu le premier prix des villes, entre 50 000 et 100 000 habitants, les mieux gérées de France. Saint-Quentin est célèbre en été pour sa plage sur la place de la ville, une première en France, et en hiver pour son village de Noël.
Sur le plan religieux, Saint-Quentin compte :
1. Une basilique construite selon les principes de l'architecture gothique française
2. Plusieurs églises catholiques disséminées dans les quartiers de la ville
3. Une église réformée
4. Une église protestante baptiste de la FEEBF
5. Une église pentecôtiste des ADD
6. Une église évangélique rattachée à la FEPEF
7. Le Centre Biblique de FPC
8. Une synagogue
9. Une mosquée
10. Une salle du royaume des témoins de Jéhovah
11. Un temple mormon
12. 4 loges maçonniques dont une féminine créée en 2011