Évangéliser du Nord à l’Est – Former des disciples – Étendre l’Église

Église Évangélique de Champagnole

La naissance de l'Église

Phil. 1 : 6 « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. »

Le travail dans cette région a commencé avec Jean et Jocelyne Herrgott en 1989 et par plusieurs camps d’évangélisation depuis Arbois. Quand nous, famille Schott, sommes arrivés en 1994, il y avait déjà plusieurs chrétiens protestants évangéliques dans les villages autour, mais pas à Champagnole même. Nous avons développé un travail de cellules pour les réunions de semaine et le témoignage local.

Le dimanche, un culte a de suite démarré dans notre maison, ainsi que l’enseignement des enfants. Nous avons mis l’accent sur l’évangélisation de la ville : distribution, affichage, porte à porte, études à domicile, soirée d’évangélisation, présence au marché, expo-bible, club d’enfants, réunion de dames...

Nous avons eu plusieurs occasions d’enseigner et d’annoncer l’Évangile. Par le témoignage des frères et sœurs, le Seigneur nous a accordé la grâce de voir des personnes s’ajouter à l’Église. Avec l’Église de Dole, à 60 km, nous travaillons à la formation de responsables.

Dates importantes dans l’histoire de l’Église de Champagnole

Le 4 septembre 1994. Premier culte dans notre maison avec la participation ponctuelle de nos frères et sœurs de Dole.
Le 27 octobre 1996. L’Église se constitue en association cultuelle avec 17 membres fondateurs.
En juin 1997. Expo-Bible dans les locaux de la municipalité.
En 1998. Premier groupe de jeunes.
En juin 1999. Le baptême du premier couple dans la rivière de l’Ain.
En 2001. Encouragement pour le groupe de jeunes qui se réunit à 15 personnes au lieu de 2 au début.
Le 21 janvier 2001. Constitution de l’association culturelle « CONTACT » pour couvrir les activités de jeunesse et d’évangélisation.
Le 01 avril 2001. Nous avons nommé les 2 premiers anciens après leur année probatoire.
Le 30 septembre 2001. Nous avons nommé aussi les 2 premiers diacres.
Le 16 septembre 2001. Les 3 premiers jeunes issus du groupe de jeunes se font baptiser.
En 2001. Nous sommes 20 membres inscrits avec plus de quinze enfants.
Le 1er juillet 2003. Après 9 années d’Église de maison, la municipalité nous accorde des locaux dans un ancien lycée transformé en espace associatif.

Histoire

Il ne faut pas y chercher des vestiges anciens, la ville ayant été détruite par un incendie à la fin du 18e siècle. La ville de Champagnole située en contrebas au bord de l’Ain n’est pas ancienne car le Mont Rivel qui surplombe la vallée a plutôt été un lieu stratégique dans l’Antiquité pour s’y réfugier et prospérer dans toutes ces périodes guerrières.

C’est aux environs du 10e siècle qu’elle prit naissance. Son étymologie est « Campus agnus » littéralement « camp des agneaux ». À l’époque gallo-romaine, l’élevage du mouton était la principale occupation, suivie de celle du porc avec déjà la réputation du salage et fumage des gigots et des jambons.

Tout le passé du pays de Champagnole se situe donc plutôt sur le Mont Rivel où l’habituel de tous ces hauts lieux s’est produit. Sanctuaire gaulois avec ses sacrifices, construction du Temple romain, forteresses guerrières, château du Moyen-Âge, lieu de processions mais aussi lieu de pendaison.

La région n’a jamais été beaucoup habitée mais de tout temps le sol de Champagnole a été un lieu de passage connu pour la traversée de l’Ain et le passage des cols (voie romaine) pour se rendre de l’autre coté de la montagne, en Suisse.

Le pays nommé Comté (origine de Franche-Comté) a connu l’influence des envahisseurs du 2e siècle au 20e siècle : Romains, Barbares, Burgondes (allemands) de 1032 à 1295, Autonomie Franc-comtoise puis rattachée à la France en 1320, en 1556 devient espagnole par héritage, en 1678 redevient français par la guerre...

Données sociologiques

Économie

La présence de l’Ain explique déjà, dès le Moyen-Âge le développement de la cité en 1492 « des forges à fer ». La proximité des bois résineux a favorisé tout le travail du bois : scierie, industrie du meuble (SaniJura) et du jouet (Jouef, Jeux Jura) qui ne se portent actuellement plus trop bien. La cimenterie a fermé en 1994, et tout le travail de l’acier a perdu son essor. Les entreprises de transport ont pu heureusement se développer grâce à la liaison vallée de la Saône/Suisse. Le tourisme, attiré par la beauté du paysage et le bon goût du prestigieux fromage « Comté », favorise la survie de la région qui serait menacée comme d’autres campagnes, de dépeuplement et de chômage.

Sociologie

C’est surtout un milieu ouvrier artisanal, d’exploitants de la terre et de la forêt, et de quelques cadres de petites entreprises. Une qualité des habitants de la région est leur hospitalité. J’ai lu dans son histoire que le colporteur était très attendu et que son arrivée était un moment de joie…

Avec le passé de Champagnole, il n’y pas beaucoup de traces de bonnes influences pour l’Évangile. Les Romains y ont amené l’idolâtrie, les Barbares la misère et l’horreur, les Burgondes une religion catholique dominatrice et en même temps remplie de paganisme, les Espagnols un catholicisme fervent et la France des Louis le refus des réformateurs.

Il n’y a aucune trace de la réforme et la proximité de la Suisse n’a rien changé à ce sujet. La petite ville de Nozeroy a été un peu plus troublée dans sa routine religieuse, lors des tentatives protestantes sur le Jura au 16e siècle, car un châtelain partisan de la réforme y a fait venir Calvin. Les paysans enrôlés par le clergé l’ont chassé à coup de pierres. Le Jurassien du haut est aujourd’hui moins engagé religieusement que dans le passé et la tendance à la libre pensée s’y est beaucoup développée.