Évangéliser du Nord à l’Est – Former des disciples – Étendre l’Église

Les grandes étapes

Les débuts

Le travail entrepris, dès 1965, par Nicolas Kessely va suivre plusieurs étapes, selon certaines découvertes spirituelles. Il aboutira à la création de l’association FPC, le 1er septembre 1977.

Nicolas, originaire des bords du lac de Zurich, a 22 ans. Il abandonne sa quatrième année d’études à l’Institut Biblique de Chrishona à Bâle, pour venir remplacer un pasteur malade à Saverne dans le Bas-Rhin. Stagiaire, il ignore tout du ministère. Sa tâche, accompagné d’un pasteur, prêcher et assurer les études bibliques dans différents villages.
Durant cette année, Dieu lui accorde un fardeau pour les jeunes.

Encore célibataire, il s’installe à Mietesheim et lance, avec plusieurs amis, la Mission pour la Jeunesse, dans le cadre des Églises de Chrischona. Objectif : permettre à des jeunes d’entendre l’Évangile pour devenir des disciples de Christ.

Premiers camps

Des camps sont organisés, en hiver et en été, dans différentes régions, à Locquignol dans le Nord et à Carpentras. « Nous avons commencé avec rien, se souvient Nicolas.
Nous avons collecté de vieux sommiers pour le couchage des jeunes. Ces camps étaient gratuits, chacun apportait ce qu’il pouvait : du lard, des pommes de terres, de la confiture… »
Ce sont les premières occasions de découvrir la pauvreté spirituelle de la France.

Plusieurs personnes s’investissent et aident Nicolas à développer cette œuvre qui débute.
Comme mademoiselle Berthe Kreppi, institutrice, proche de la retraite. Cette femme de Dieu a un vrai fardeau pour les jeunes. En plus de sa profession, elle se donne totalement pour conseiller et accompagner les jeunes filles. Elle prend du temps pour prier avec Nicolas, presque chaque jour.

Ursula Herrmann, sœur de Nicolas Kessely, a dix-sept ans. Elle rejoint son frère pour une année. Elle lui fait le ménage et s’engage pour l’aider à atteindre les jeunes.

Questions à Ursula Herrmann.

Quelle vision avais-tu pour ton avenir ?
Je me suis convertie à l'âge de 7 ans. Mais entre 14 et 16 ans, je me suis éloignée du Seigneur. Je vivais selon mes propres envies, tout en conservant une façade évangélique. À 16 ans, je ne supportais plus cette double vie. Je me suis humiliée devant le Seigneur et je Lui ai consacré mon existence. Quelques mois après, le Seigneur m'a fait comprendre qu'Il m'appelait à être missionnaire dans un pays étranger. J’ai répondu avec joie. Je désirais Le servir où Il voulait !

Pourquoi as-tu rejoint ton frère en Alsace ?
J'attendais une conviction pour l'Afrique mais l'appel est venu… de mon frère Nicolas. Encore célibataire, il avait besoin de moi pour l'aider dans les camps de jeunes en France.

Était-ce facile de quitter ainsi la Suisse ?
Pour moi, une seule chose comptait : être utile et servir mon Maître. Cela m’a conduite au début chez Nicolas, plus tard, comme infirmière, au chevet des malades. Ensuite, comme épouse de Daniel. Pour moi, peu m’importait le pays. J’étais heureuse de servir le Seigneur. Je Le priais de m'aider à devenir française de cœur et à aimer réellement les Français, malgré mes difficultés de langue et un autre arrière-plan culturel. Le Seigneur m'a exaucée. Je veux continuer de servir Jésus dans le pays que j'aime !

Un premier Timothée

Questions à Daniel Herrmann.

En quelques mots, comment t’es-tu converti ?
Enfant d’une famille chrétienne engagée, j’ai traversé une crise de rébellion contre le religieux et contre Dieu. Durant un camp de jeunes, l’Évangile annoncé avec simplicité et ferveur par Nicolas Kessely a touché ma conscience. Troublé au point de connaître l’insomnie la plus utile de ma vie ! Durant cette nuit de vérité, j’ai confessé mes rébellions à Dieu. J’ai reçu la paix du cœur au travers du pardon.

Comment se sont développées tes relations avec Nicolas ?
Après ce nouveau départ, Nicolas m’a encouragé et enseigné en me rendant visite et en me recevant chez lui. Marqué par la vie de ceux qui ont à cœur de proclamer l’Évangile et de travailler au salut des perdus, j’ai quitté ma profession pour suivre, durant quatre années, l’Institut Biblique Chrischona, près de Bâle (CH).
Cette formation a augmenté mon désir de communiquer l’Évangile. J’ai rencontré Ursula, elle aussi brûlait de cette ambition. Nos chemins se sont unis pour être missionnaires en France et débuter une collaboration étroite avec Nicolas. Nous voilà dans notre 31e année de ministère !

Comment le Seigneur t’a-t-Il conduit par la suite ?
Nous n’avons jamais eu de révélation particulière. Les circonstances, les conseils des frères, le désir d’implanter des Églises et la grâce de Dieu nous ont conduits pas à pas. Des centaines de frères et sœurs ont pourvu à nos besoins matériels. Dieu a prouvé sa fidélité envers les faibles que nous sommes. À Lui soit la gloire !

Nicolas.

Quand Daniel Herrmann m’a rejoint, on ne parlait pas encore de formation de disciples. Je crois pourtant que, sans le savoir, c’est ce que j’ai fait avec lui ! Je n’avais pas de programme particulier. Une amitié profonde s’est tissée entre nous. Le Seigneur nous a formés et a mis sur nos cœurs un fardeau pour les perdus de plus en plus grand. Daniel m’a rejoint définitivement en 1972.

Une nouvelle étape

Interview d'Edith et Nicolas Kessely

Nicolas.

Edith, mon épouse, s’engage à partir de 1966 à mes côtés. Notre maison est toujours ouverte aux autres. Petit à petit, nous comprenons que si nous voulons marquer des vies, il faut que les jeunes puissent vivre à nos côtés. Combien ont séjourné plus ou moins longtemps chez nous !

Questions à Edith Kessely.

Avais-tu une idée du ministère qui vous attendait après votre mariage ?
Non, je ne savais absolument pas ce que le Seigneur avait prévu pour nous, comment Il allait nous conduire. Nous avions le désir de Le servir ensemble, de vivre notre vie pour Lui. Le reste nous allions le découvrir pas à pas.

Comment as-tu vécu ces années de début ?
J’ai réalisé très vite que la vie missionnaire n’était pas une promenade, mais un combat spirituel. Être étrangère, loin de la famille, vivre le rejet et l’opposition à l’Évangile. Je me sentais parfois « balayures du monde ». J’ai versé bien des larmes.

Avoir des collaborateurs à nos côtés, pouvoir prier ensemble était précieux et encourageant. Bien qu’intéressante et enrichissante (aussi pour nos enfants), cette période n’a pas toujours été facile. Ce combat a nécessité bien des renoncements. J’ai compris que servir le Seigneur était souvent lié à des choses toutes pratiques.

Nous avions fréquemment plusieurs collaborateurs dans notre maison et à table ! Bien avant mes mains, c’est mon cœur qui devait être disponible pour servir dans la bonne attitude. J’ai appris à me connaître moi-même, mes réactions, mes motivations et vivre de sa grâce. Je suis de plus en plus convaincue que l’épouse « fait » ou « défait » le missionnaire !

Qu’est-ce qui t’a marquée le plus durant cette période ?

La puissance de l’Évangile et la fidélité de Dieu. Voir des jeunes se convertir, s’engager pour Jésus, observer la transformation de leur vie, quelle démonstration de sa puissance. Il a répondu à tant de prières qui sont montées vers Lui ! Nous avons été l’objet de sa fidélité. Il a pourvu, toujours au bon moment et parfois d’une manière miraculeuse à nos besoins personnels, familiaux et ceux croissants de l’œuvre. J’ai appris à Lui faire confiance jour après jour ! Et Il ne m’a jamais déçue !

« Spécial Jeunes » : de 1968 à 1974

Nicolas.

Nous aussi avons vécu notre « mai 68 » ! Le Seigneur nous a mis à cœur d’évangéliser les jeunes de notre région.

Cette évangélisation se développe d’abord à Brumath, à 20 kilomètres de Strasbourg. « Spécial Jeunes » organise de grandes évangélisations dans différents lieux : dancing, salle des fêtes. Régulièrement animées par Gérard Peilhon. D’autres groupes musicaux sont invités comme « Vent d’Espoir ». Le guitariste, Alain Stamp, se lie d’amitié avec l’équipe. Il en deviendra collaborateur quelques années après.

Des autocars, dont l’itinéraire et l’horaire sont indiqués dans le journal local, passent de village en village et transportent les jeunes qui participent à ces soirées. Beaucoup de jeunes se donnent à Christ. On peut parler d’un réveil parmi la jeunesse. C’est bien plus tard que l’équipe découvrira l’un des secrets de cette action de Dieu. Des chrétiens aînés des Églises Luthériennes des environs se réunissent, depuis longtemps, le soir après le travail, chez une ancienne missionnaire et prient pour la jeunesse de cette région !

Nicolas.

En 1970, quelqu’un nous fait une proposition miraculeuse : l’offre d’une maison, dans le village agricole d’Alteckendorf, à l’ouest de Strasbourg, pour un loyer mensuel de 50 francs pendant 15 ans ! Plus 10 000 francs et les tuiles, pour les travaux de réfection. Cette proposition nous est faite le dimanche, nous commençons les travaux le lundi ! Ce qui en dit long sur notre caractère !

Rencontres capitales

Il faut enseigner ces nouveaux convertis. Dieu place au bon moment les bonnes personnes. Ralph Shallis devient un conseiller, un ami. Il communique à Nicolas et son équipe, son amour pour la Bible. Il leur transmet la vision de l’Église locale, cellule vivante, et de l’équipe apostolique, qu’il nomme « l’Église portative ».

Autour de Ralph se constitue « une alliance de sel ». Des frères, de plusieurs œuvres en France, se retrouvent ponctuellement autour de lui pour s’encourager et discerner comment prier et agir pour le bien spirituel de la France. Cette alliance deviendra plus tard le soutien de la nouvelle formule de formation, développée par Mike Evans à l’Institut Biblique de Genève.

À l’occasion d’une conférence de Réveil, l’équipe de « Spécial Jeunes » rencontre Roy Hession. Son témoignage permet à toute l’équipe de redécouvrir la grâce et l’œuvre parfaite et suffisante du Seigneur Jésus-Christ.

Nicolas.

Roy m’a fait comprendre que le réveil spirituel est pour maintenant, qu’à tout moment, je peux me repentir de mon péché et qu’aussitôt la relation verticale avec Lui et horizontale avec l’autre est rétablie. Ce message d’espérance commence à faire son chemin dans nos vies. Le Seigneur nous visite. Qu’il est difficile d’arrêter de nous justifier et de reconnaître simplement nos torts !

« Réveil aujourd’hui »

C’est à partir de ce moment que sont lancés les congrès pour jeunes : « Réveil aujourd’hui ». Durant une dizaine d’années, à Pâques, des jeunes chrétiens sont conduits à découvrir Christ plus profondément et encouragés dans leur vie spirituelle.

« Année diaconale »

Une formule est lancée pour permettre à des jeunes de s’engager ponctuellement dans la mission. Elle permet de travailler une année à côté d’un missionnaire, de bénéficier de son expérience, de tester ses dons au service du Seigneur. Plusieurs jeunes, garçons et filles, tentent cette expérience. Elle marquera leur vie. Plusieurs entreront dans le ministère.

Premiers baptêmes

Certains jeunes qui découvrent la Parole de Dieu, découvrent aussi l’enseignement de Christ sur le baptême. Ils demandent à Nicolas et son équipe d’être baptisés. D’abord, il refuse. Il est de conviction pédo-baptiste. « En réalité, nous avons refusé parce que nous n’étions nous-mêmes pas baptisés adultes ! Nous avons été les premiers à devoir nous « mouiller » au propre comme au figuré ! » se souvient Nicolas. Comment amener d’autres à l’obéissance sans avoir soi-même obéi ?

Établissement des anciens

Ce qui est pour Nicolas un « groupe de jeunes » grandit. Certains d’entre eux ne trouvent plus leur place dans leur Église d’origine. Ils n’ont pas la possibilité de s’engager pour le Seigneur. D’autres sont invités à en sortir. Ainsi, certains jeunes voient dans les circonstances, comme dans l’obéissance à la Parole de Dieu, la nécessité d’évoluer vers la création d’une Église.

Les positions se radicalisent. Les uns sont « pour l’Église », l’équipe de « Spécial Jeunes »... « pour l’évangélisation ».

Nicolas.

Je me souviens d’une discussion tendue, un dimanche après-midi de printemps, dans le jardin d’un frère appelé à devenir ancien. Nous avons choisi d’éviter la rupture entre nous. À regret, Daniel et moi avons accepté le principe qui allait donner naissance à la première Église, fruit du travail de « Spécial Jeunes » : l’Église d’Alteckendorf. Nous avons ensuite nommé des jeunes anciens et découvert que Dieu les qualifiait pour le ministère et qu’ils assumaient très bien leur charge. Une nouvelle découverte pour nous !

L'évangélisation...

Elle reste une priorité. Des autocars sont achetés, grâce à Dieu, pour des sommes dérisoires et transformés en salle de projection. De village en village, l’Évangile est annoncé.

Appel du Jura

Au début des années 70, après un camp d’évangélisation dans le Jura, l’évangéliste Jo Wenger demande à « Spécial Jeunes » de prendre la responsabilité du travail de suite dans cette région. Chrischona donne son conseil : le bond géographique est trop grand. Il vaut mieux choisir une étape moins éloignée. Ce sera les Vosges où des camps sont organisés durant plusieurs semaines, l’été. Les jeunes d’Alsace se succèdent selon leurs vacances. Feux de camps, travail parmi les enfants, plein-air… De nombreux contacts sont pris. Il faut suivre ces personnes régulièrement, vendre des calendriers en automne depuis l’Alsace. C’est ce qui conduit à une nouvelle étape.

Première équipe pionnière

1974 : l’Église d’Alteckendorf envoie ses premiers missionnaires. Daniel et Ursula Herrmann accompagnés de Gaby Anstett. C’est le début d’un mouvement d’évangélisation lancé par le Seigneur.

Nouveaux postes pionniers

La vision de l’évangélisation se développe. En 1975, Jean-Jacques et Lydie Herrmann qui travaillent à Maubeuge, rejoignent « Spécial Jeunes ». Tout comme Jean-Louis et Christiane Keller qui travaillent seuls à Hirson dans l’Aisne. De plus en plus de jeunes s’engagent pour une année et pour faire avancer le travail missionnaire.

La Meuse

1976 : Alain et Doris Stamp, accompagnés de quatre équipières, quittent à leur tour l’Église d’Alteckendorf pour démarrer un travail dans la Meuse. Ils s’installent à Sampigny.

L’indépendance financière

L’équipe se développe. L’Église d’Alteckendorf aussi. Jusqu’à présent, il n’y a qu’une seule caisse, une seule comptabilité. « Spécial Jeunes » comprend qu’il faut soulager l’Église locale de la pression financière propre à une équipe missionnaire d’une quinzaine de personnes. L’Église d’Alteckendorf devient financièrement autonome. « Spécial Jeunes » aussi. Ce choix est fait en pleine crise financière. Le principe choisi est de ne pas faire d’appel au soutien financier, de remettre les besoins au Seigneur pour se préoccuper de son royaume.

Naissance de France Pour Christ

L’équipe missionnaire décide de se séparer de Chrischona, œuvre au sein de laquelle le travail s’est développé jusque-là. Cette séparation n’est pas sans tensions ni souffrances. Plus tard, les relations se rétabliront par la grâce d’un pardon mutuel. C’est la naissance de l’association FPC.

La France : une terre de mission

L’équipe découvre la réalité de la misère spirituelle de la France, qui devient pour elle un véritable fardeau. C’est pourquoi le nom de « France Pour Christ » est choisi.

L’École de disciples

Pour former les jeunes qui s’ajoutent à l’équipe, plusieurs formules sont essayées : séminaires de formation en Alsace avec différents intervenants, Ralph Shallis, Roy Hession, Werner Sidler, Gérard Dagon et d’autres…, formation décentralisée par cassette audio ; etc. C’est insuffisant.

Pour mieux former et pour recruter, FPC va faire un pas de la foi en créant l’École de disciples à Merkwiller-Pechelbronn, dans le Nord-Alsace.

Jusqu’en 1956, des mines de pétrole étaient exploitées dans ce village. L’immense bâtiment administratif est vide. FPC loue cette bâtisse et entreprend d’importants travaux d’installation et de rénovation. Un projet ambitieux. Le loyer passe de 50 à 6 000 Fr. !

Il ne faut pas oublier ceux qui ont joué un rôle clé dans ce projet et dont l’exemple a marqué les jeunes en formation. Marc et Mireille Erdmann. Marc est responsable de l’administration et des travaux. Roland et Jeanine Hauswald : Roland, responsable du programme d’enseignement, partage avec Nicolas, durant 8 ans, la direction de ce centre de formation. Mike et Ingrid Ponsford, enseignants. Ils sont aujourd’hui engagés dans d’autres œuvres.

Très vite, l’équipe réalise qu’il faut, non seulement enseigner les jeunes, mais être avec eux dans l’évangélisation, dans les travaux pratiques.

L’école de disciples de Merkwiller-Pechelbronn devient une base missionnaire régionale. Beaucoup d’amis accordent leur soutien et aident à la concrétisation de ce projet. Impossible de mentionner leurs noms. Quelle solidarité !

Nicolas. 

Exemple : il fallait des centaines de stères de bois de chauffage par an. Bois que nous avons pu couper et transporter gratuitement durant 8 ans, grâce à plusieurs frères agriculteurs.

Verdun

1978 : Alain et Doris Stamp rejoignent l’équipe à Merkwiller-Pechelbronn. Doris est gravement malade. Bernard et Muriel Gross, qui reprennent la suite dans la Meuse, transfèrent le travail sur Verdun.

Bitche, Fourmies et Haguenau

1980 : Jeannot et Marianne Gauggel lance un travail d’implantation d’Église à Bitche, en Moselle.

Démarrage, toujours à partir de Merkwiller-Pechelbronn, sous la conduite de Roland Hauswald et Nicolas Kessely d’un travail d’implantation d’Église à Haguenau, dans le Bas-Rhin.

Début d’un travail pionnier sur Fourmies, dans le Nord, avec Francis et Laureine Aschbacher.

Langres

1981 : Implantation d’un poste pionnier à Langres sous la responsabilité d’Alain Faber et Yves Mandras.

Vilodec

1984 : Création de VIe LOisirs DECouverte, branche jeunesse de FPC sous l’impulsion de Marc Erdmann.

Du Nord à l’Est

France Pour Christ réalise une analyse de la situation spirituelle des différents départements et fixe avec plus de précision son objectif géographique : « Les régions dépourvues de témoignage évangélique dans les départements du Pas-de-Calais au Jura. »

C’est l’occasion de définir une stratégie à long terme. Celle-ci se propose de :

  • Proclamer l'Évangile dans des régions dépourvues de témoignage évangélique et de conduire, grâce à Dieu des âmes à Christ ;
  • Fonder des Églises ;
  • Mettre en place les structures qui permettront à ces Églises de fonctionner ;
  • Garder avec ces Églises une relation pour les conduire vers la maturité et la multiplication ;
  • Découvrir et former de nouveaux serviteurs de Dieu ;
  • Porter les Églises dans la prière.

Rohrbach-lès-Bitche

1985 : Implantation d’un poste pionnier sous la responsabilité d’André et Esther Schwab, missionnaires envoyés par l’Église de Bitche.

Une étape importante

France Pour Christ reçoit de Madame Weil, veuve d’un médecin, le legs d’une grande et splendide maison à Drulingen, dans des conditions inattendues. Au moment où toute l’équipe prie et réfléchit à l’éventualité de l’achat du bâtiment de Merkwiller-Pechelbronn. Au travers du don de la maison de Drulingen, le Seigneur arrête FPC dans cette entreprise démesurée. Pourtant la mission ne dispose même pas de la somme nécessaire pour payer les frais de notaire liés à cette donation ! Un autre miracle se produit. Sans que personne n’ait été averti de cet urgent besoin, un don parvient : 100 000 Fr. en billets de 500 Fr. Je n’avais jamais vu autant de billets de 500 Fr. en une seule fois ! se souvient Nicolas. Plus tard se sont 450 000 Fr. qui seront donnés pour les travaux de transformation et d’équipement de ce qui deviendra le siège de FPC !

Faulquemont

1986 : l’Église de Bitche devient autonome. Jeannot et Marianne Gauggel quittent Bitche pour lancer un travail pionnier à Faulquemont (Moselle).

Transfert du siège social...

… et des activités de formation à Drulingen. 1987 : Roland Frauli réorganise l’administration.

Charleville-Mézières

1988 : Implantation d’un poste pionnier dans les Ardennes, en réponse à l’appel de Bernard Doise qui a rassemblé quelques chrétiens. Ce travail est placé sous la responsabilité de Bernhard et Anita Merz.

Premiers pas dans le Jura

1989 : début de l’évangélisation dans le Jura par des camps d’été.

Marly-Valenciennes

1990 : Implantation d’un poste pionnier à Valenciennes, sous la responsabilité de Jean-Jacques Herrmann, établi à Feignies près de Maubeuge. Les Aschbacher quittent Fourmies pour Valenciennes.

Dole

1991 : Implantation d’un poste pionnier à Dole dans le Jura, sous la responsabilité de Pierre et Martine Fleck.

Luxeuil

1992 : L’Église de Luxeuil, à la demande de l’Église de Sturé Larsson, missionnaire fondateur, est intégrée à France Pour Christ.

FPC s’engage dans la mise en route du projet IBG, soutenu par « l’Alliance de Sel ».

Champagnole

1994 : Implantation d’un poste pionnier à Champagnole, sous la responsabilité de Charles et Sylvie Schott qui quittent Langres.

Lille-Lens-Douai

1995 : Implantation d’un travail pionnier dans la région de Lille-Lens-Douai. André et Esther Schwab quittent Rohrbach pour diriger l’équipe qui va se constituer pour cette région. Le travail d’implantation d’Église à Rohrbach est placé sous la responsabilité de Jean-Louis et Christiane Keller.

FPC se réorganise

Pour répondre aux exigences légales liées aux associations, la direction de FPC est confiée à des frères qui ne sont pas missionnaires. Arthur Letzelter, de l’Église de Bitche devient président du comité de direction. Un conseil de mission donne l’orientation spirituelle au travail. Il est dirigé par Nicolas Kessely. D’autres réorganisations seront nécessaires en 2000 avec la création d’associations destinées à gérer certaines activités comme les marchés avec AGORA et les activités du siège avec « Les amis de France Pour Christ ».

Nombreux changements en 1996

L’équipe Lille-Lens-Douai s’étoffe : les Schwab emménagent à Rouvroy, les Dettwiler à Henin-Beaumont, les Niess à Phalempin, Yves et Janine Mandras à Pont-à-Marc. La famille Gross s’installe dans la région de Luxeuil pour affermir l’Église. Le travail de Verdun est placé sous la responsabilité de Jean-Pierre et Christina Schneider.

Les Kessely quittent Haguenau pour Drulingen. Les Frauli partent à Haguenau pour aider à l’affermissement de l’Église.

Relance de « l’année diaconale », Joël Fischbach est le premier candidat. Il s’engage avec Pierre Fleck à Dole. De nombreux autres suivront. Désormais l'« année diaconale » s'appelle l'« année de service missionnaire ».

Beaune

Daniel et Ursula Herrmann quittent les Vosges et s’installent au sud de Dijon. Leur objectif est, dans un premier temps, d’encourager les Églises sur place, pour ensuite développer un travail pionnier sur Beaune.

Armentières

1998 : Démarrage d’un poste pionnier à Armentières, dans le Pas de Calais sous la responsabilité de Jean-Jacques et Lydie Herrmann.

Saint-Quentin

1999 : Ouverture d’un poste pionnier sous la responsabilité de Gilles et Lydia Georgel à Saint-Quentin dans l’Aisne.

Arrivée de nouveaux collaborateurs : Alain et Manuela Stirnemann qui reprennent la suite du travail à Hirson. David Haberey rejoint Pierre Fleck à Dole. Arrivée de la famille Alexandre Dias du Brésil pour travailler avec les Herrmann à Beaune…