Évangéliser du Nord à l’Est – Former des disciples – Étendre l’Église

Actualisation du projet 50-40/20

Quels besoins en ouvriers actuellement ?

En tenant compte des ajustements souhaitables et des personnes qui ont rejoint l’équipe, nous pourrions parler à présent de 46-37/20. Soit :

  • 33 évangélistes-implanteurs, dont des chefs d’équipes pour Reims et pour Dijon, avec un profil de leader, capables de développer un projet d’implantation d’Église en animant une équipe composée d’autres évangélistes-implanteurs, de collaborateurs associés et de Pass ;
  • 7 pasteurs-formateurs ;
  • 6 assistants aux ministères. Ce chiffre tient compte du fait qu’à l’avenir l’équipe administrative du siège sera aussi au service d’Alliance Pour Christ ;
  • 37 collaborateurs associés ;
  • 60 Pass soit 10 par an ;
  • Des bénévoles et des stagiaires.

À ces chiffres, nous rajouterons, après examen des situations locales, les besoins liés à l’arrivée des missionnaires originaires de Mission Populaire Française.

Plusieurs constats s’imposent :

  • Dieu a commencé à répondre à nos prières ;
  • Plus de personnes nous rejoignent à court terme qu’à long terme ;
  • Elles sont plus souvent originaires de l’étranger que de France ;
  • Le défi reste énorme !

Ces chiffres induisent plusieurs types d’action :

  • Persévérer dans la prière pour de nouveaux ouvriers ;
  • Identifier et former des ouvriers, dans chaque Église locale et équipe missionnaire. Cela dès la préadolescence, par l’accompagnement, l’intégration à Tim4 et/ou d’autres organismes de formation dont nous sommes partenaires ;
  • Convaincre les parents chrétiens français que leur enfant ne perd pas son temps en intégrant une équipe missionnaire pour un an. C’est un plus dans un parcours de vie ;
  • Appeler à l’aide les Églises et missions étrangères et développer avec elles des partenariats utiles et bénéfiques pour l’un et pour l’autre.

Impossible ? Pour nous, oui, sans aucun doute ! Mais j’attends par la foi que Dieu, dans sa grâce infinie, montre à notre pays qui Il est, et qu’Il fait ce qu’Il veut, là où Il veut, quand Il veut ! Ah ! Si l’orgueil et l’incrédulité étaient détrônés et son nom sanctifié…

 

Le projet 50-40/20

Rêver ou croire ?

FPC, après avoir reformulé son projet missionnaire, a réfléchi à ce qu’obéir à l’ordre missionnaire signifie pour les 10 prochaines années. Avec un critère principal simple : qu’il y ait « 1 Église pour 10 000 habitants ».

De cette réflexion est né le projet de développement au nom de code « 50-40/20 », autrement dit nous demandons au Maître de la moisson 50 nouveaux missionnaires et 40 nouveaux collaborateurs associés d’ici 2020 !

Plusieurs remarques essentielles

  • Est-il spirituel d’avoir un tel projet ? Certainement. Jésus nous a ordonné de prier pour qu’Il envoie des ouvriers. Des ouvriers ? Mais combien, pour aller où et pour faire quoi ? Pourquoi Jacques dit-il « Vous n’avez pas ce que vous désirez parce que vous demandez mal » ? Dans le contexte, il dénonce les fausses motivations mais pas seulement ;
  • Lucides, nous savons que : « L’homme fait des projets, mais celui qui a le dernier mot, c’est l’Éternel ». Dieu seul réalise nos rêves, nos projets… conformes au siens mais Il attend l’audace de notre foi ;
  • Avoir des objectifs ne nous dispense pas d’avoir la foi ! Au contraire cela nous jette dans les bras de Dieu, tant la tâche est immense. Ne pas avoir d’objectifs c’est risquer l’immobilisme, voire la régression. Dans les prochaines années, 11 missionnaires de FPC partiront à la retraite. Il est important d’avoir les yeux grands ouverts sur l’ensemble des besoins, de les évaluer avec sérieux afin d’en faire des sujets de prières ;
  • Cet objectif est, et sera, largement partagé par d’autres œuvres et missions et en particulier par le Conseil National des Évangéliques de France (CNEF). Évidemment quand ce chiffre sera atteint tous les Français n’auront pas encore été évangélisés. Mais la présence d’Églises qui rayonnent leur offrira l’opportunité d’être confrontés au moins une fois à l’Évangile ;
  • À ce stade, nous présentons un projet global. Localement chaque nouvelle implantation devra être soumise à une concertation, dans l’esprit du CNEF. FPC recherchera activement à communiquer avec ceux dont les objectifs seraient proches des nôtres afin de les respecter ;
  • L’importance de la tâche est telle que dans certaines villes, FPC n’ambitionne pas d’implanter « 1 Église pour 10 000 habitants » mais une Église qui rayonne dans ce secteur ! Dieu aime les perdus encore plus que nous. Le Maître de la moisson déclare Lui-même que la « moisson est abondante… » ;
  • C’est aussi pour cela que FPC développe des partenariats. Pour être aidé par d’autres œuvres là où nous avons des faiblesses. Mais aussi pour aider nos partenaires dans leur propre ministère…

Nous voulons, au travers de ce projet « 50-40/20 », être pleinement au service du Maître de la moisson, de l’Évangile et de ceux qui partagent ce fardeau.

Alain Stamp

Le projet 50-40/20 en image

 

Viser un projet qui nous dépasse

J’ai visité les collaborateurs de FPC pour identifier avec eux les objectifs pour les 10 ans à venir. Devant l’ampleur de la tâche, le psaume 108 a alimenté ma confiance en Dieu. Loin de se limiter à une stratégie défensive, David a mené une politique d’expansion. Sous son règne, l’empire s’est rapproché des limites promises par Dieu à Abraham.

David pose la question (v. 10) : « Qui me mènera jusqu’en Édom ? Qui me livrera sa ville fortifiée ? » Descendants d’Ésaü, les Édomites se sont plusieurs fois comportés en ennemis d’Israël. La ville forte est la capitale, réputée imprenable, bâtie dans d'inaccessibles rochers. Le terrain à conquérir est vaste, les places fortes nombreuses, pourtant le cœur de David est affermi. Son action est pleine de hardiesse.

Comment est-ce possible ?

  • À cause de ce que Dieu est ! Il est bienveillant. Sa bonté inspire son action. Dieu est vrai. Ce qu’Il dit L’engage. Il tient ce qu’Il promet ;
  • À cause de ce que Dieu dit : « Je triompherai ! Je jette ma chaussure sur Edom… » (v. 9). C'est-à-dire j’en fais ma propriété. Lisez la description des territoires. Que ce soit à Sichem au cœur du pays, en direction de la Méditerranée, vers l’est du Jourdain ou encore vers le sud dans les pays voisins, Dieu avance en victorieux. Il n’est pas un Dieu territorial. Il est le Souverain ;
  • Parce que David a la bonne motivation. Il cherche à glorifier Dieu parmi les nations. Il vise la mondialisation de sa gloire ;
  • Il a une juste appréciation du secours humain. David avait une armée de 6 000 hommes vaillants. L’administration mise en place dans le royaume et ses nombreux conseillers témoignent qu’il avait conscience de la nécessité d’être entouré et complété. Pourtant, il affirme que le secours de l’homme est dérisoire. Pourquoi ? Parce qu’il sait que le soutien de Dieu est déterminant. Les places fortes tombent lorsque Dieu sort avec son peuple. Saül, son poursuivant, disposait lui aussi d’hommes d’élite mais Dieu lui avait retiré son soutien. C’est avec Dieu que nous sommes victorieux.

Dans le secteur géographique dont FPC se sent responsable, Dieu veut aussi amener toutes choses sous l’autorité de Jésus. Il veut déjà régner sur mon cœur. J’y ai identifié des zones rebelles sur lesquelles Dieu ne domine pas tout le temps. Je veux les abandonner à sa maîtrise, jour après jour. Règne-t-Il en ce moment sur le vôtre ?

Jésus est la lumière des nations. Il veut se constituer une nouvelle famille issue de tous les peuples. L’extension de son règne se fait par la prédication de la Bonne Nouvelle. Vous le constaterez, les défis dépassent de loin les forces de FPC. Nous pourrions être tentés de nous limiter à une stratégie défensive. Ce serait oublier l’ordre missionnaire qui précise « … à tous les hommes ». Nous – mais aussi l’Église – devons obéir à cet ordre en sortant de notre zone de confort. Ne pas le faire nous empêcherait d’expérimenter son intervention miraculeuse et de contribuer à la mondialisation de sa glorification.
Assurons-nous d’être en communion avec Dieu et agissons vaillamment par la foi !

Jeannot Gauggel